L’Eglise de la Trinité a tenu une grande place dans la vie spirituelle de Barack Obama, mais aussi dans celle de ses tourments politiques. Aux Etats-Unis, faire partie d’une église ne veut pas dire simplement assister à son service ; les membres sont tenus de participer financièrement à la vie de cette communauté. La déclaration d’impôts des Obama montre qu’ils ont donné plus de 20 000 dollars à leur église en 2006.
Dans son livre La mémoire de mon père, Barack Obama raconte comment un sermon du pasteur principal, Jeremiah Wright, lui a ouvert les yeux sur son appartenance à la communauté noire. Mais il a dû rompre ses liens avec lui lorsque d’autres sermons, diffusés par une chaîne de télévision en mars dernier, ont montré le révérend Wright tenant des propos injurieux à l’égard des Etats-Unis, et peu aimables à l’égard de la communauté blanche.
L’église de la Trinité a donc récidivé dimanche dernier, en invitant à monter en chaire un prêtre catholique qui s’est livré à une parodie d’Hillary Clinton, qu’il a présentée sanglotant pour qu’on lui donne la présidence, parce qu’elle était blanche.
Ce nouvel éclat ne pouvait tomber plus mal, au moment où Barack Obama veut faire l’unité autour de sa candidature. Ce samedi il s’est donc formellement retiré de l’église où il était entré en 1991, s’est marié et a fait baptiser ses deux enfants.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a opposé une fin de non recevoir à Kigali en refusant, dans une décision du 28 mai, de remettre l’un des accusés de génocide et crimes contre l’humanité à la justice rwandaise. Cette décision pourrait peser sur l’avenir du tribunal.
Yussuf Munyakazi, riche commerçant du sud du Rwanda, chef de milice pendant le génocide de 1994, ne sera pas jugé à Kigali. Accusé de génocide et crimes contre l’humanité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les juges ont décidé, le 28 mai, que cet homme serait jugé à Arusha. Sommé par le Conseil de sécurité des Nations unies de boucler ses procès fin 2010, le tribunal d’Arusha avait envisagé de renvoyer certains dossiers, les moins importants, à des juridictions nationales. Paris a ainsi hérité de deux dossiers. La Belgique et les Pays-Bas sont pressentis.
Mais les Etats européens restent réfractaires à l’idée de conduire ces procès sur leur sol, alors qu’en revanche, Kigali s’était immédiatement portée candidate. Au printemps 2007, le Rwanda votait une loi devant lui permettre de s’emparer de dossiers du TPIR. En juillet, le pays abolissait la peine de mort pour lever toute objection. Le procureur du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, déposait plusieurs requêtes visant au transfert de cinq dossiers vers le Rwanda. La première décision rendue par Arusha constitue pour lui un véritable revers.
Pour les trois juges - kényan, argentin et tchèque – la justice rwandaise n’est pas indépendante. « Les garanties suffisantes contre les pressions extérieures sont absentes », écrivent-ils. Ils évoquent, s’appuyant sur plusieurs témoignages, les risques de pressions sur les juges et sur les témoins, et estiment que la situation actuelle ne permet pas de transférer les dossiers judiciaires vers le Rwanda. Les arguments des juges sont une véritable réponse du berger à la bergère.
Depuis la création du tribunal en 1994, le Rwanda a régulièrement fait pression sur la juridiction, en empêchant par exemple les témoins de se rendre à la barre du tribunal. Le gouvernement rwandais a montré « une tendance à exercer des pressions judiciaires », notent-ils. A l’appui de leur démonstration, les juges utilisent les réactions officielles de Kigali lors de la mise en accusation de neuf personnes par le juge français Jean-Louis Bruguière, en novembre 2006, et lors de celle émise par un juge espagnol, Fernando Andreu Merelles, en février.
Ils en concluent que ce serait « trop d’attendre d’un individu [un juge au Rwanda] qu’il soit en mesure de résister à la pression d’un Etat dont la pratique a montré des interférences avec les décisions judiciaires ». Les juges laissent néanmoins une porte ouverte à Kigali, donnant toute sa dimension au rôle de la justice internationale. « Si le Rwanda continue le long chemin parcouru [en améliorant son système judiciaire], le tribunal devrait être en mesure, à l’avenir, de renvoyer l’affaire devant les tribunaux rwandais », écrivent-ils. La décision rendue par les juges d’Arusha était très attendue.
Plusieurs Etats sont saisis par Kigali de demandes d’extradition concernant des Rwandais. Jusqu’ici, aucun d’entre eux n’avait accepté, malgré la tentation de vouloir se débarrasser de dossiers pesants. La décision des juges d’Arusha les place, eux aussi, devant leurs responsabilités face aux standards internationaux de protection des droits de l’homme. La décision d’Arusha aura aussi des conséquences sur sa fermeture. L’échéance 2010, telle que fixée par New York, est aujourd’hui impossible à tenir. Le 4 juin, le président du tribunal et le procureur seront devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Ce dernier, Hassan Bubacar Jallow, devrait aussi être attendu sur les enquêtes concernant des membres de l’Armée patriotique rwandaise. Le Conseil de sécurité lui avait demandé de s’en saisir, en août 2003. Or le procureur aurait eu l’intention, selon plusieurs sources, de remettre ces dossiers à Kigali.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
La police colombienne a arrêté ce vendredi Miguel Angel Mejia, chef du cartel de la drogue Los Mellizos (les jumeaux), héritier des célèbres cartels de Cali et de Medellin. Cette arrestation intervient une semaine après que la police a abattu son frère jumeau. Miguel Angel Mejia a été interpellé dans le département de Tolima, à 140 kilomètres au sud-ouest de Bogota. Les Etats-Unis demandent son extradition.
Pour chacun des jumeaux Mejia, Washington offrait une récompense de 5 millions de dollars. C’est dire l’importance des deux frères dans le trafic de cocaïne. Il y a deux ans, en perquisitionnant un appartement de Miguel Angel, la police trouvait la bagatelle de 35 millions de dollars en liquide.
Les frères Mejia étaient également connus pour leur sanguinaire milice Los Nevados (la bande des enneigés), qui pendant 10 ans, a fait régner la terreur dans le centre du pays.
Pour tenter d’échapper à la justice ordinaire, les frères Mejia s’étaient un temps présentés comme des paramilitaires, en lutte contre les guérillas d’extrême gauche. La manœuvre leur avait permis de participer en 2004 aux négociations de paix engagées avec les chefs paramilitaires.
Mais quand le gouvernement a décidé d’incarcérer ces hommes, les frères Meija ont pris la poudre d’escampette. Et ils en ont profité pour étendre encore leurs réseaux mafieux ; 800 hommes en armes étaient à leurs services. Mais Victor Manuel est mort et Miguel Angel devrait finir ses jours dans une prison américaine.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
Crise financière provoquée par les crédits hypothécaires à risques « subprimes », faiblesse du dollar, flambée des prix des denrées agricoles et du pétrole… la récession n’est désormais plus exclue aux Etats-Unis. Les premiers effets de cette crise commencent à se faire sentir. Des millions d’Américains confrontés à l’envolée des prix, ont des difficultés à se nourrir. Plus de 9% de la population reçoit des bons d’aide alimentaire, un record depuis le lancement de ce programme dans les années 60.
Les populations du tiers-monde ne sont pas les seules à être confrontées à la crise alimentaire. Des millions d’Américains sont frappés par l’envolée des prix des matières premières agricoles. L’inflation des denrées alimentaires a atteint un niveau jamais vu depuis des dizaines d’années, avec des aliments de base comme le lait qui a augmenté de 17% l’année dernière, le riz, les pâtes et le pain augmentant de 12% et les œufs de 25%. Symbole par excellence du dérapage des prix, le budget nourriture d’une famille de quatre personnes à faible revenu à augmenté de 6% en 12 mois.
Les effets de cette crise commencent à se faire sentir dans le pays. Selon le ministère de l’Agriculture, plus de 10% des résidents américains sont en insécurité alimentaire, c'est-à-dire qu’ils ont régulièrement besoin de faire appel aux services sociaux ou aux œuvres de charité pour réussir à manger tous les jours. Près de 28 millions de personnes aux Etats-Unis, soit 9,2% de la population reçoivent des bons d’aide alimentaire « food stamps » distribués par le gouvernement pour pouvoir nourrir leurs familles. Ce chiffre de 28 millions est le plus élevé depuis que le programme a été mis en place dans les années 1960. En 2007, ils étaient 26,5 millions à en bénéficier.
Dans la première économie mondiale, quarante Etats (dont l’Arizona, la Floride, le Maryland, le Nevada, le Dakota du Nord et le Rhode Island) signalent une augmentation du nombre de demandeurs d’assistance alimentaire. Un habitant de l’Etat du Michigan sur 8 est inscrit à ce programme, soit deux fois plus. Dans l’Etat de Rhode Island, le nombre de demandeurs de ces bons a augmenté de 18% atteignant le chiffre de 84 000 bénéficiaires en février 2008, soit 8,4% de la population de l’Etat.
La crise alimentaire est dans tous les esprits. Dans un contexte d’envolée des prix et de forte tension de la demande, la moindre rumeur provoque des réactions de panique. Ainsi, la filiale de vente en gros Sam's Club du géant américain de la distribution Wal-Mart, premier groupe du monde par le chiffre d'affaires, a décidé de limiter la quantité de grands sacs de riz vendue à chaque client pour mettre un terme à la spéculation. Une autre chaine de distribution Costco Wholesale Corporation, concurrent direct des Sam’s Club de Wal-Mart, a également annoncé qu’il rationnait la vente de riz. Alarmés par l’envolée des cours du riz dans le monde, de nombreux restaurants et petits détaillants américains ont commencé, en effet, à stocker de la marchandise.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
« L’équipage serait en bonne santé et il n’y aurait aucun blessé ». C’est en tout cas ce qu’assurent les autorités espagnoles, des autorités évidemment très préoccupées depuis que dimanche, un thonier en provenance du Pays Basque a subi l’assaut de pirates, au large de la Somalie.
Une réunion de crise a eu lieu à Madrid et un suivi est assuré. Le thonier longerait la côte somalienne vers le nord, à une vitesse de 9 nœuds, dans une région infectée de pirates.
Les 26 membres de l’équipage seraient donc en bonne santé, selon le patron espagnol du navire, qui a pu être joint par téléphone, par la radio nationale d’Espagne. D’après lui, les pirates sont uniquement intéressés par l’argent et seraient sur le point d’annoncer le montant de la rançon.
Sur place, la frégate espagnole, Mendez Nunez s’est rapprochée du thonier pris d’assaut, établissant un contact direct avec les pirates ; des pirates en pleine activité dans la zone ; le voilier de luxe français, le Ponant, en a fait les frais début avril, et très récemment un pétrolier japonais géant attaqué à la roquette.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
