Aucune précision n’a été donnée sur les 32 bases américaines et les cibles israéliennes qui seront visées, mais un responsable iranien a précisé que les cibles seront attaquées avant même que « le sable d’une éventuelle attaque contre l’Iran ne soit retombé ».
Depuis plusieurs jours déjà, des responsables militaires iraniens multiplient les déclarations fracassantes pour mettre en garde contre une éventuelle attaque militaire israélienne ou américaine contre des sites nucléaires du pays.
Les dirigeants iraniens semblent souffler le chaud et le froid. D’un côté les responsables militaires qui font monter la pression en multipliant les déclarations menaçantes, mais de l’autre côté, des responsables politiques écartent l’éventualité d’une attaque militaire en affirmant que les dirigeants israéliens ou américains ne commettront pas « la folie » d’attaquer l’Iran.
En effet, ces déclarations menaçantes interviennent alors que le négociateur nucléaire iranien, Saïd Jalili, doit rencontrer samedi prochain à Genève le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, pour parler de la crise nucléaire. Ces déclarations intempestives visent en fait à souligner que l’Iran ne cédera pas sous la menace dans l’affaire nucléaire.
Au côté de la France, le plus fervent avocat de l’élargissement du G8 est l’Allemagne. « Nous sommes en train construire la maison de la mondialisation », a proclamé la chancelière Angela Merkel. Le président américain George W. Bush serait également favorable à cet élargissement. A quoi bon discuter du prix du pétrole sans l'Arabie Saoudite, premier producteur mondial ? Ou réfléchir au dérèglement climatique sans la Chine, troisième économie mondiale et premier pollueur de la planète. Aussi puissants soient-ils, les huit pays les plus riches du monde ne peuvent plus régler, seuls, les problèmes majeurs de la planète. Déjà en 2001, le G8 a fait l'objet de critiques parfois virulentes, avec des manifestations violentes lors du sommet de Gênes.
Comme certains chefs d’Etat, bon nombre d’experts estiment que le G8 est appelé à se réformer ou à disparaitre. Selon Andrew Cooper , spécialiste du G8 à l'université de Waterloo (Canada), « le G8 ne pourra pas continuer longtemps à inviter les autres grands pays pour le petit-déjeuner et attendre d'eux qu'ils déguerpissent ensuite ». Dans le futur, ces invités exceptionnels pourraient être amenés à participer à tous les débats et à terme, devenir membre à part entière d’un G13. Et Andrew Cooper d’expliquer : « C'est risqué parce que ces pays ne sont pas sur la même longueur d'onde que le G8, et on n'en reviendra pas aux réunions cosy au coin du feu des années 70. Mais pour que le club fonctionne, il est vraiment logique de le faire ».
L’idée d’une réunion en format G13 soulève de nombreuses réticences et notamment du Japon, farouchement attaché au principe du G8. L’unique pays asiatique membre du G8 voit l’entrée de la Chine et de l’Inde comme un coup porté à son influence. Le Japon s’oppose également à l’entrée de la Chine, car cette dernière lui bloque l’accès à un droit de veto au Conseil de sécurité de l’Onu. Lors de leur rencontre à Rome au sommet de la FAO en juin, le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, avait déjà communiqué à Nicolas Sarkozy son opposition à l’idée d’un G13. Il y a également des réticences du côté des nouveaux adhérents. Les dirigeants chinois, notamment, se méfient de ce type de sommets internationaux qui peuvent déboucher sur des pressions politiques. Selon un spécialiste chinois, « la Chine est encore hésitante à propos de l’élargissement du G8, car d’un côté nous voulons prendre plus de responsabilités internationales, mais de l’autre le fondement de notre diplomatie reste le monde en développement ».
Fondé en 1975 par l'Allemagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon, le G8 n’est ni une institution, ni une organisation internationale. Il s’apparente plutôt à un groupe de discussion entre les chefs d’Etat et de gouvernement, mais sans pouvoir de décisions. Son rôle est toutefois réel, puisqu'il a une forte capacité de concertation, particulièrement en matière économique. On lui doit notamment l’initiative sur la dette des pays pauvres très endettés.
En 1976, le G6 s’élargit au Canada puis, en 1998, à la Russie, laquelle reste cependant exclue de la plupart des réunions financières et monétaires. A partir de 1989, le G8 qui entend se départir de son image de « club des riches », commence à inviter des dirigeants africains et arabes à une partie des débats. A côté des questions économiques générales, sont abordés des sujets tels que la lutte contre le sida et les grandes pandémies ou bien encore la lutte contre la pauvreté.
Un homme, le quatrième agresseur qui s’est enfui en voiture après la fusillade, est toujours activement recherché. Le ministre de l’Intérieur promet que sa capture ne traînera pas. C’est probablement lui qui peut aider les enquêteurs à comprendre les motivations des auteurs et des instigateurs de cet attentat, qualifié de terroriste par les Etats-Unis.
Deux interpellations ont bien eu lieu dans l’après-midi dans le cadre de l’enquête mais on ignore si les deux personnes ont un lien avec l’attaque ou ses auteurs.
Tout ce que l’on sait pour l’instant c’est que les trois assaillants qui ont été tués sont de nationalité turque. Ils ont eu des démêlés avec la justice et notamment, pour l’un d’eux, des liens avec un groupuscule islamiste armé, le Front islamique du Grand-Orient, auteur dans le passé de quelques attentats mais plutôt discret ces derniers temps.
L’un des agresseurs aurait aussi fait un séjour en Afghanistan, il n’en faut donc pas plus pour évoquer la piste islamiste, on pense bien sûr aux attentats d’al-Qaïda en 2003.
Cependant les experts en terrorisme sont malgré tout circonspects : ils n’osent avancer la moindre hypothèse comme la police, d’ailleurs, qui n’évoque le nom d’aucune organisation à ce stade de l’enquête.