Ce 25 avril 2008 est devenu la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Cette maladie est la plus importante au monde tant par la mortalité qu’elle induit que par ses conséquences socio-économiques. Le paludisme tue 3000 personnes par jour, 3 milliards et demi d’habitants sont menacés dans une centaine de pays. La science avance, et les moyens de protection existent, mais les populations touchées manquent souvent de moyens pour se les procurer.
A l’origine, c’est un moustique femelle des zones chaudes et humides du globe, l’anophèle, qui transmet le parasite par piqûre. Les symptômes du paludisme sont bien connus : forte fièvre, fatigue, douleurs articulaires qui peuvent conduire à la mort si le malade n’est pas traité. L’Afrique reste le continent le plus touché. Dans la zone subsaharienne, la malaria tue un enfant toutes les trente secondes selon l’Organisation mondiale de la santé.
Pour protéger les populations, on généralise l’usage de moustiquaires traitées à un insecticide qui agit entre trois et cinq ans. L’objectif est de distribuer 200 millions de ces moustiquaires en Afrique pour couvrir 80% de la population exposée. En attendant un vaccin, il y a aussi les médicaments. Mais le parasite développe très vite des résistances et il faut donc sans cesse en distribuer de plus puissants. Médicaments et moustiquaires coûtent cher aux populations.
On constate des progrès fulgurants dans des pays comme le Vietnam, l’Ethiopie ou le Brésil, où ces moyens de protection sont distribués à grand échelle et gratuitement. Des initiatives qu’il faut généraliser pour l’association « faire reculer le paludisme » parrain de l’événement. Son objectif est à la hauteur de ses ambitions : réduire de moitié la charge du paludisme dans le monde d’ici à deux ans.
Yannick Jaffré, chercheur, a passé plus de 20 ans en Afrique, notamment dans les pays du Sahel. Les efforts en matière de lutte contre la maladie portent leur fruit mais pour ce chercheur, il faut davantage s’interroger sur la manière dont les populations sont contaminées par le vecteur et sur les pratiques de soins des populations. Répondre clairement à des questions précises permettra d’être plus efficace à long terme.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Sciences
Crise financière provoquée par les crédits hypothécaires à risques « subprimes », faiblesse du dollar, flambée des prix des denrées agricoles et du pétrole… la récession n’est désormais plus exclue aux Etats-Unis. Les premiers effets de cette crise commencent à se faire sentir. Des millions d’Américains confrontés à l’envolée des prix, ont des difficultés à se nourrir. Plus de 9% de la population reçoit des bons d’aide alimentaire, un record depuis le lancement de ce programme dans les années 60.
Les populations du tiers-monde ne sont pas les seules à être confrontées à la crise alimentaire. Des millions d’Américains sont frappés par l’envolée des prix des matières premières agricoles. L’inflation des denrées alimentaires a atteint un niveau jamais vu depuis des dizaines d’années, avec des aliments de base comme le lait qui a augmenté de 17% l’année dernière, le riz, les pâtes et le pain augmentant de 12% et les œufs de 25%. Symbole par excellence du dérapage des prix, le budget nourriture d’une famille de quatre personnes à faible revenu à augmenté de 6% en 12 mois.
Les effets de cette crise commencent à se faire sentir dans le pays. Selon le ministère de l’Agriculture, plus de 10% des résidents américains sont en insécurité alimentaire, c'est-à-dire qu’ils ont régulièrement besoin de faire appel aux services sociaux ou aux œuvres de charité pour réussir à manger tous les jours. Près de 28 millions de personnes aux Etats-Unis, soit 9,2% de la population reçoivent des bons d’aide alimentaire « food stamps » distribués par le gouvernement pour pouvoir nourrir leurs familles. Ce chiffre de 28 millions est le plus élevé depuis que le programme a été mis en place dans les années 1960. En 2007, ils étaient 26,5 millions à en bénéficier.
Dans la première économie mondiale, quarante Etats (dont l’Arizona, la Floride, le Maryland, le Nevada, le Dakota du Nord et le Rhode Island) signalent une augmentation du nombre de demandeurs d’assistance alimentaire. Un habitant de l’Etat du Michigan sur 8 est inscrit à ce programme, soit deux fois plus. Dans l’Etat de Rhode Island, le nombre de demandeurs de ces bons a augmenté de 18% atteignant le chiffre de 84 000 bénéficiaires en février 2008, soit 8,4% de la population de l’Etat.
La crise alimentaire est dans tous les esprits. Dans un contexte d’envolée des prix et de forte tension de la demande, la moindre rumeur provoque des réactions de panique. Ainsi, la filiale de vente en gros Sam's Club du géant américain de la distribution Wal-Mart, premier groupe du monde par le chiffre d'affaires, a décidé de limiter la quantité de grands sacs de riz vendue à chaque client pour mettre un terme à la spéculation. Une autre chaine de distribution Costco Wholesale Corporation, concurrent direct des Sam’s Club de Wal-Mart, a également annoncé qu’il rationnait la vente de riz. Alarmés par l’envolée des cours du riz dans le monde, de nombreux restaurants et petits détaillants américains ont commencé, en effet, à stocker de la marchandise.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
La Jeunesse Sportive de Kabylie vient d'être sacrée championne d'Algérie à la faveur de sa victoire aujourd'hui contre le Nahd Hussein Dey, sur un score sans appel de trois buts à zéro. Avec un total de 53 points, le club cher à Mohand Cherif Hannachi, est pratiquement assuré de ne pas être rejoint au classement à trois journées de la fin du championnat. Avec neuf points d'avance sur son poursuivant immédiat l'ASO Chlef.
Le président de la JSK, Mohand Cherif Hannachi à dédié officiellement ce 14 ème à la mémoire de du héro de la révolution Abane Ramdane. Intervenant en direct sur les ondes de la chaine III, juste après le coup de sifflet final, Hannachi a annoncé la nouvelle. "Ce titre c'est pour Abane Ramdane, et je promets que dès notre retour du Caméroun, nous irons à Larbâa Nath Irathène déposer une gerbe de fleur sur la stèle de Abane Ramadane et nous fêterons le titre là bas". Une nouvelle qui ne manquera pas de faire plaisir à la région surtout au lendemain de la célébration du printemps berbère dans le calme dans toute la Kabylie.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Sport
« L’équipage serait en bonne santé et il n’y aurait aucun blessé ». C’est en tout cas ce qu’assurent les autorités espagnoles, des autorités évidemment très préoccupées depuis que dimanche, un thonier en provenance du Pays Basque a subi l’assaut de pirates, au large de la Somalie.
Une réunion de crise a eu lieu à Madrid et un suivi est assuré. Le thonier longerait la côte somalienne vers le nord, à une vitesse de 9 nœuds, dans une région infectée de pirates.
Les 26 membres de l’équipage seraient donc en bonne santé, selon le patron espagnol du navire, qui a pu être joint par téléphone, par la radio nationale d’Espagne. D’après lui, les pirates sont uniquement intéressés par l’argent et seraient sur le point d’annoncer le montant de la rançon.
Sur place, la frégate espagnole, Mendez Nunez s’est rapprochée du thonier pris d’assaut, établissant un contact direct avec les pirates ; des pirates en pleine activité dans la zone ; le voilier de luxe français, le Ponant, en a fait les frais début avril, et très récemment un pétrolier japonais géant attaqué à la roquette.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité
Le Playa de Bakio, c'est le nom de ce thonier espagnol, a été pris d'assaut par 4 pirates. Le thonier a été endommagé, mais il n'y a pas de blessé. Sur les 26 membres d'équipage, 13 sont Espagnols, les autres marins sont Africains.
Madrid a pris immédiatement contact avec les forces en présence dans la région : françaises et américaines, principalement.
Une frégate espagnole qui se trouve en Mer Rouge a pris la direction des côtes somaliennes. Le ministère espagnol de la Défense demande aux pays disposant d'une présence militaire sur zone, un appui logistique, et une aide pour localiser le thonier.
Hier, le Premier ministre somalien, Nur Hassan Hussein, a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures contre la piraterie, et d'engager des opérations comme celle menée par les forces françaises, qui a permis de sauver l'équipage du Ponant et d'arrêter 6 pirates. Mais ce succès n'a de toute évidence pas dissuadé les pirates des eaux somaliennes.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité