Après l'Equateur et le Venezuela, c'est au tour du Nicaragua d'annoncer la rupture de ses relations diplomatiques avec la Colombie.
Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a fait savoir jeudi lors d'une conférence de presse organisée à l'occasion de la visite du président équatorien à Managua, qu'il n'était pas satisfait de la résolution adoptée la veille par l'OEA et a qualifié de « crime » l'incursion colombienne en territoire équatorien samedi.
Lors de cette même conférence de presse, Rafael Correa a affirmé que le président colombien, Alvaro Uribe, était au courant que la guérilla des FARC allait libérer 12 otages en Equateur, dont Ingrid Betancourt, dans le courant du mois de mars.
L'Equateur se défend ainsi après les accusations portées par Bogota de soutenir l'organisation terroriste.
A Quito, l'ambassadeur français a d'ailleurs annoncé qu'il était lui aussi au courant des contacts de l'Equateur avec les FARC pour la libération de la Franco-Colombienne.
Dans le camp adverse, les Colombiens peuvent compter sur l'appui des Etats-Unis. Condoleezza Rice, en déplacement ce jeudi à Bruxelles, a affirmé que la Colombie était un pays « qui avait fait de bons choix » et « un bon ami » des Etats-Unis.
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