Jimmy Carter connaît bien le Proche-Orient. C'est sous son mandat en 1978 que les accords de Camp David avaient été négociés. 30 ans plus tard, le prix Nobel de la paix jette un pavé dans la mare en se déclarant prêt à discuter avec le Hamas. Il envisage de rencontrer cette semaine à Damas, Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du mouvement islamiste.
La perspective de cette entrevue suscite des grincements de dents aux Etats-Unis mais aussi en Israël. Depuis le coup de force du Hamas à Gaza l'année dernière, la communauté internationale s'efforce d'isoler les islamistes palestiniens. Une telle rencontre serait « honteuse », a fait savoir le ministère de la Défense israélien.
A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice avait déclaré vendredi : « J'ai du mal à comprendre ce qu'il y a à gagner à discuter de la paix avec le Hamas, alors que le Hamas est en fait le principal obstacle à la paix ». Jimmy Carter rétorque qu'il est important de ne pas rompre le dialogue.
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