Mouvements lents et incontrôlés, parfois confondus avec des personnes ivres ou droguées, quelque 6,5 millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Parkinson et du regard des autres. La maladie de Parkinson n'est pas qu'une « maladie de vieux » : 10% des patients ont moins de 45 ans, mais « la majorité des médecins ne savent pas ce qu'est une maladie de Parkinson à 40 ans », regrette la neurologue Marie Vidhaillet (Pitié-Salpêtrière, Paris). « Dans une société où vous n'avez pas le droit d'être vieux, le malade est doublement stigmatisé », indique-t-elle. « Aujourd'hui, il est nécessaire d'aller vite, de se socialiser par le mouvement, de communiquer par les émotions. Or la maladie de Parkinson altère ces trois champs-là », explique de son côté le psychiatre Philippe Nuss (Saint-Antoine).
Des médicaments permettent de pallier cette insuffisance de dopamine, mais leur mode d'action ne reproduit pas exactement celui de la dopamine libérée naturellement dans le cerveau, d'où parfois des mouvements anormaux involontaires. Quant à la neurochirurgie (stimulation cérébrale profonde), elle n'est applicable qu'à une minorité de patients (moins de 5%).
publié par CHABOUNI Youcef dans: Sciences