Plus de trois millions de puces téléphoniques, non identifiées, sont en exploitation depuis quelques années. L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) veut mettre fin à cette situation irrégulière, et ce dans le cadre de la politique anti-terroriste. Ces puces (cartes SIM) non identifiées ont pu être utilisées à des fins criminelles par les groupes terroristes.
Les services de sécurité ont établi que certaines de ces puces téléphoniques non identifiées ont été utilisées par des groupes terroristes pour déclencher à distance des explosions criminelles. Des actes qui se sont souvent soldés par des victimes. Il a fallu de longs mois pour que l’ARPT, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications, prenne en charge ce problème.
Elle a d’abord donné un mois aux trois opérateurs de téléphonie mobile pour qu’ils régularisent leurs fichiers clientèle. Sur un total d’environ 15 millions de puces vendues, plus de 3 millions de détenteurs de puces non identifiées étaient concernés. Un mois n’a pas suffi à remettre de l’ordre et l’ARPT a accordé une rallonge de 30 jours qui expirait samedi soir.
A cette échéance, il resterait encore environ 2 millions et demi de puces non identifiées. Selon des sources informées, à la base, le problème se situe au niveau de certains circuits commerciaux qui se sont livrés à une concurrence sauvage en cassant les prix. Les acheteurs n’avaient pas à décliner leur identité et pouvaient s’offrir une carte SIM bradée, parfois jusqu’à 50 DZD (Dinar algérien), la puce, soit 50 centimes d’euro.
A présent, les 3 opérateurs espèrent que l’Agence de régulation prolongera une nouvelle fois le délai
de régularisation, sinon, d’ici quelques jours, 2 millions et demi de cartes SIM seront désactivées.
publié par CHABOUNI Youcef dans: Actualité