Chaque année en Europe, entre 350 000 et 400 000 personnes, le plus souvent jeunes, meurent de manière brutale. Il en est de même aux Etats-Unis. Ces morts sont le plus souvent la conséquence de troubles majeurs du rythme cardiaque déclenchés par un infarctus du myocarde. Mais on sait aussi que, dans près de 10 % des cas, en dépit de la pratique d'une autopsie, aucune cause ne peut être retrouvée. Il n'est pas rare dans ce cas que l'accident mortel ait été précédé de syncopes, pertes de connaissance brutale et de courte durée.
Une équipe internationale de spécialistes de cardiologie dirigée par les docteurs Michel Haïssaguèrre et Jacques Clémenty (CHU de Bordeaux) vient, sur ce thème, de faire une découverte originale. Après une publication dans les colonnes du New England Journal of Medicine (daté du 8 mai), ce travail fera l'objet d'une communication détaillée lors du congrès international "Cardiostim" qui réunira à Nice, du 18 au 21 juin, les spécialistes des troubles de la régulation électrique cardiaque.
Mouvements lents et incontrôlés, parfois confondus avec des personnes ivres ou droguées, quelque 6,5 millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Parkinson et du regard des autres. La maladie de Parkinson n'est pas qu'une « maladie de vieux » : 10% des patients ont moins de 45 ans, mais « la majorité des médecins ne savent pas ce qu'est une maladie de Parkinson à 40 ans », regrette la neurologue Marie Vidhaillet (Pitié-Salpêtrière, Paris). « Dans une société où vous n'avez pas le droit d'être vieux, le malade est doublement stigmatisé », indique-t-elle. « Aujourd'hui, il est nécessaire d'aller vite, de se socialiser par le mouvement, de communiquer par les émotions. Or la maladie de Parkinson altère ces trois champs-là », explique de son côté le psychiatre Philippe Nuss (Saint-Antoine).